Marguerite et Frédérique sont venues en renfort pour une mission bien précise : faire un état des lieux des habitats partagés existants en France. Nous avons retenu 5 habitats en projet ou déjà en fonctionnement :
Association Parm à Saint-Etienne (en lien avec le Fondation du Logement social). 12 personnes en situation de handicap dans un grand immeuble. Présence d’un maître de maison et d’aides (services civiques ou stagiaires). L’association porte toute l’organisation, la FLS étant le bailleur et propriétaire des murs.
Le Sel de la terre à Garches : projet en cours qui permettra à 6 jeunes avec différents handicaps de vivre dans une grande maison. Il devrait y avoir à côté des voisins solidaires. Là aussi la FLS porte la partie immobilière. Le diocèse est propriétaire.
La Coloc de Joséphine à Fresne sur Escault (Valencienne) : la maman de Valentine a mené un énorme projet d’insertion par le travail, le loisir et le logement. Elle travaille en étroite collaboration avec le département. La coloc se situe dans sa propre maison qu’elle a transformé en société. Les colocataires sont donc locataires de cette SCI. Il y a un chalet dans le jardin permettant de prendre son envol. Une salariée à plein temps s’occupe de l’organisation aidée par un service civique.
Fratries (Nantes) : Projet en cours de développement. Une première colocation de 5 personnes sans handicap (jeunes pro) et 5 personnes en situation de handicap mental.
Le Club des 6 (6 villas ouvertes et 3 en projets, volonté d’en ouvrir 100 d’ici 2030). Modèle développé depuis 2014 : une grande maison pour 6 colocataires. Dans chaque maison, une chambre pour chacun plus une chambre d’amis et une chambre pour la personne qui assure la nuit. Un studio permet également à celui qui le souhaite de prendre de l’autonomie et pourquoi pas de se préparer à partir vivre seul. Des personnes salariées aident les colocataires dans leurs gestes du quotidien et dans l’organisation des tâches. Ces villas sont souvent associées à des projets solidaires à proximité pour permettre une insertion dans le quartier.
Tous ces contacts ont été d’une grande richesse et nous ont permis de voir les points forts et les difficultés rencontrées pour chaque style d’habitat. Notre projet s’affine grâce à toutes ces rencontres.
